Le vitiligo est une maladie de l’épiderme qui se caractérise par des taches blanches qui apparaissent et s’étendent sur la peau.
Du nouveau dans le traitement du vitiligo.

Les Buts du traitement :
- Repigmenter la peau
- limiter la photosensibilité des lésions par une photoprotection efficace
- lutter contre l’évolutivité liée : les traumatismes ou frottements qui induisent de nouvelles plaques.
Le patient devra s’engager dans un traitement de longue durée : 6
mois à 2 ans dans le meilleur des cas avec une efficacité variable. La
repigmentation des plaques peut être incomplète et la récidive est
possible.
Par des moyens médicaux :
Les dermo-corticoïdes :
Très efficaces en crème ou pommade constituent un starter pour initier la repigmentation des plaques en particulier au niveau du visage et du cou. Ils doivent être relayés par les UVA, UVB ou l’exposition au soleil naturel ou photothérapie après un délai de 3 mois.
Photothérapie (UVA, UVB, héliothérapie) :
Photothérapie par UVA : Elle est pratiquée au cabinet ou à l’hôpital avec la prise préalable de photosensibilisants 2 heures avant la séance.
Une protection oculaire est indispensable au soleil dès la prise des psoralènes, pendant la séance et jusqu’au coucher du soleil.
Les inconvénients de la prise de ces médicaments sont des nausées, brûlures d’estomac et les risques de surdosage avec le soleil naturel si le patient s’expose au soleil sans protection (écran total ou vêtements couvrants) en sortant de sa séance.
Le rythme des séances est de 2 à 3 par semaine.
Au
bout de quelques séances, on obtient rougeur des plaques ce qui est le
marqueur efficacité Si les plaques deviennent rouge vif avec un prurit
intense, Il faut suspendre le traitement quelques jours et consulte
son médecin.
On observe une repigmentation des plaques chez 50 à 70% des sujets traités par puvathérapie début de la repigmentation s’observe en moyenne au bout de 20 à 30 séances.
Les zones difficiles à repigmenter sont les mains et pieds car elles sont pauvres en pigment. (Mélanocyte)
Les régions pileuses et visage repigmentent bien.
Les phototypes foncés : Noirs, Méditerranéens et Indiens ont de très bons résultats.
Ce traitement d’attaque peut être relayé par un entretien avec des séances moins fréquentes pour éviter une rechute.
Les contre-indications de la puvathérapie sont les maladies associées aggravées par le soleil, les antécédents de tumeurs malignes et la grossesse.
Les UVB TL01 : Les UVB produits par les tubes TL01 (311nm) sont très efficaces dans le traitement du vitiligo.
On obtient un taux de repigmentation important des plaques.
Comprimés de mélaninine ne sont pas nécessaires.
Il peut être utilisé chez la femme enceinte et l’enfant de plus de 10 ans.
2 à 3 séances sont effectuées par semaine.
La repigmentation s’observe au bout de 15 à 20 séances.
La photothérapie par UVB TL01 est plus rapidement, active que la puvathérapie.

Lasers :
Lampes à 308 nm, Laser excimer 308 nm sont indiqués dans le vitiligo localisé
Le tacrolimus :
C’est médicament déjà utilisé dans l’eczéma de l’enfant .Il a également un effet thérapeutique dans la repigmentation des plaques de vitiligo.
Les moyens chirurgicaux :
Ils reposent sur les techniques de greffe de peau prélevée en zone saine pour être implantée sur une plaque de vitiligo.
Le vitiligo doit être non extensif stable depuis 2 ans et si possible localisé et segmentaire.
les traitements cosmétiques :
Caroténoïdes :
Leur utilisation ne constitue pas une photoprotection efficace dans le vitiligo mais ils peuvent jouer un rôle cosmétique dans l’atténuation du contraste.
Autobronzants :
C’est la même fonction.
Les bases teintées :
Sont couramment utilisées pour le maquillage des lésions du visage (Couvrance, Unifiance, Dermablend)
Le versant psychologique :
On constate très souvent une relation entre la survenue d’un évènement émotionnel et le déclenchement d’une poussée ou l’aggravation d’une poussée.
C’est ce qui fait ranger le vitiligo dans les maladies psychosomatiques.
De
plus cette maladie est responsable d’un préjudice esthétique important
et la société peut réagir de façon négative et discriminatoire vis à vis
de ces patients.
Les difficultés psychologiques à l’origine du vitiligo
ou bien le mal être consécutif à l’apparition des plaques peuvent
justifier une prise en charge en thérapie ou du moins un soutien
psychologique.

